Nos modes de vie ont été bouleversés depuis la seconde guerre mondiale au XXème siècle. L’explosion de la société de consommation, du secteur tertiaire ont influencé aussi notre façon de travailler. Exit les charges lourdes à porter, les efforts physiques de la vie paysanne, l’industrialisation et l’urbanisation modernes nous ont fait passer d’un mode de vie actif physiquement à 80 % à la station assise à 80% : derrière nos bureaux, devant des écrans de TV, dans nos loisirs, derrière le volant comme dans les transports en commun. Aujourd’hui l’activité physique ne s’inviterait donc qu’à 20% de notre temps de vie « moderne ». Ce qui est vraiment trop insuffisant quand on considère les conséquences catastrophiques du mode de vie sédentaire.

Comme si ça ne suffisait pas… les 20% d’activité physique vont aller dans des pratiques « grand public » qui ne sont pas toujours au service de notre santé à en considérer l’étude du Schweizerische Zeitschrift fur Sportmedizin un journal scientifique de médecine du sport suisse (1990) :

Extrait de Sports and arthrosis

Voici quelques éléments qui peuvent diminuer ou augmenter les risques qu’on souhaitait pourtant éviter :

  • Faire de l’exercice à une fréquence insuffisante ou extrême : faire du sport « une fois tous les », « une fois par semaine » va augmenter le risque de dégénération des articulations. Mais c’est quasi le même résultat avec les athlètes qui pratiquent trop depuis longtemps…. Comment moduler pour un résultat qui ne détruit pas nos articulations ?
  • Porter des poids beaucoup trop lourds ou au contraire pas assez lourds par rapport à nos capacités physiques ! Je vois des jeunes femmes à la salle (et des hommes bien sûr) faire des squats à la barre avec 100kg alors qu’elle ne pèsent pas plus de 56kg pour certaines… Et j’en vois d’autres (qui sont bien au delà des 60kg…) qui restent avec le minimum de poids à chaque fois.
  • L’absence de musculation fonctionnelle dans les routines sportives, même dans les sports de haut niveau. On se contente d’étirements (ou stretching) qui détendent partiellement les muscles après l’effort et d’ailleurs, ce sont toujours les mêmes exercices. Certes ça va un peu soulager si on n’a pas l’habitude de faire du sport, mais très clairement, ce n’est pas suffisant pour aider les articulations à récupérer après des à-coups dans des sports perçus comme violents à cause de la trop grande irrégularité, ou même du tapis de course en cardio avec trop de poids.
    Pire beaucoup de femmes font du yoga en croyant que ça va détendre leur dos et leurs articulations !
source : google image. Un poster d’exercices de stretching que l’on trouve souvent dans les salles de sport.
  • Une alimentation non adaptée aux besoins physiques réels. Que ce soit pour de la prise de masse musculaire ou une perte de gras… La diète est une part essentielle dans le « game ». Manger trop gras, trop sucré, trop d’aliments transformés, on le sait tous… mais sédentaires comme sportifs le font. Je sais ça fait le double en efforts psychologiques…

D’après cet article de la revue de médecine allemande Schweizerische medizinische Wochenschrift (1997), les professionnels de jeu de ballon ont plus de risques de dégénération rapide de leurs genoux et hanches que les pratiquants de sports d’endurance :

Extrait de Sports activity and risk of arthrosis

Faire de l’exercice intelligent, varié, à plusieurs stimuli et avec une bonne fréquence par semaine, sera un très bon début. Sortir de la sédentarité c’est aussi changer nos habitudes quotidiennes. Que faire avec pas d’autres choix qu’un bureau assis imposé 8 heures par jour, des trajets longs que ce soit en voiture ou en RER, pas de temps si on a des enfants (parce qu’évidemment les charges sont toujours pour les mêmes) , du stress XXL et de la fatigue chronique par manque de temps pour soi ?

Des solutions existent, et si on a besoin d’une aide extérieure, « Demandez et vous recevrez » 😉